[Critique] A Quiet Place: Day One (2024)

Résumé : Une femme nommée Sam se retrouve piégée à New York au début d’une invasion de créatures extraterrestres à l’ouïe ultra-sensible.

Critique :

A Quiet Place: Day One se présente comme une tentative d’approfondir l’univers de la franchise en nous ramenant aux origines de l’invasion extraterrestre. On nous transporte dans un contexte urbain pour affronter à nouveau les extraterrestres à l’ouïe très sensible. Cependant, le film trébuche sur plusieurs fronts, ce qui en fait une expérience mitigée, voire décevante pour certains spectateurs.

Sam, une femme avec de nombreuses difficultés médicales, voyage en autobus avec un groupe de résidents de son hôpital. Lors de ce voyage de groupe à New York, tout se passe bien jusqu’à ce que commence l’invasion qui plonge le monde dans le silence. Avec l’aide de son chat et d’un ami imprévu, elle tentera de survivre au milieu du chaos urbain.

L’intrigue de A Quiet Place: Day One suit deux survivants pendant le premier jour de l’invasion, dans un concept qui aurait pu être palpitant. Malheureusement, le film se perd rapidement dans le mélodramatique. Même si la franchise est reconnue pour son développement des personnages humains, le long-métrage pousse cette priorité trop loin. La fondation de l’intrigue repose sur une femme qui n’a plus de raisons de vivre, au milieu d’un chaos où l’humanité meurt. On ne suit pas un être humain qui se bat pour survivre, mais un être humain qui cherche un moment de quiétude avant de mourir.

Lorsque notre héroïne n’est pas seule, les interactions entre les personnages sont lourdes et manquent de subtilité. Le tout semble forcé et trop centré sur des clichés émotionnels plutôt que sur une évolution naturelle face à une crise apocalyptique. A Quiet Place: Day One est une réussite totale dans la mesure où il parvient à nous faire quitter la salle de cinéma, les larmes aux yeux. Mais il est un échec dans la mesure où le film ne parvient pas à avancer la franchise de manière significative. Ou dans la mesure où il utilise des facilités scénaristiques pour avancer le récit.

Les scènes de survie et d’affrontement avec les extraterrestres, qui devraient être au cœur du récit, sont reléguées au second plan. A Quiet Place: Day One n’apporte rien de nouveau à l’univers établi. Djimon Hounsou est de retour, le temps de quelques scènes, et il y a quelques clins d’œil ici et là. La réalisation reste cependant solide, avec une atmosphère tendue et un design sonore efficace, fidèle à l’esprit de la franchise. Mais ces éléments ne suffisent pas à compenser un scénario qui s’embourbe dans des tentatives de drame humain plutôt que d’explorer plus en profondeur l’origine et l’impact de l’invasion extraterrestre.

En conclusion, A Quiet Place: Day One échoue à équilibrer le mélodramatique avec le suspense et l’horreur. Ces trois éléments ont fait le succès des précédents opus. Mais ici, le film de Michael Sarnoski se concentre trop sur les émotions, au détriment d’une histoire cohérente et de l’exploration de nouveaux aspects de la franchise.

[Critique] A Quiet Place: Day One (2024)
2.5

Résumé

Un chapitre larmoyant pour une franchise terrifiante.

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