[Critique] Amityville Bigfoot (2024)

Résumé : Des ornithologues amateurs, des militants, des scientifiques et une équipe de tournage convergent sans le savoir dans la forêt de Bigfoot, où se cache quelque chose d’encore plus sinistre.

Critique :

Des fois, cela fait du bien de parler d’un mauvais film. Un mauvais film comme Amityville Bigfoot qui se positionne comme un mockbuster et un nanar assumé. Cela est le genre de production qui embrasse pleinement l’absurdité et les clichés qui caractérisent ce genre de production. Réalisé et écrit par Shawn C. Phillips, un youtubeur bien connu dans le domaine du cinéma de genre, et mettant en vedette Eric Roberts, le film nous embarque dans une aventure cinématographique déjantée et divertissante.

Dans un laboratoire secret, un Bigfoot s’échappe et part en cavale dans les bois entourant l’édifice. Tandis que les scientifiques se demandent comment gérer la situation, ils sont loin de se douter que la forêt héberge également le tournage d’un film et un groupe d’amateurs de la nature.

L’idée de mêler les légendes d’Amityville et du Bigfoot est en soi une prémisse aussi loufoque qu’intrigante, promettant un cocktail de frissons et de rires. Le film débute avec une introduction classique : un monstre en cavale qui se met à tuer plusieurs personnes inconscientes du danger qui les guettent. Dès les premières scènes, l’accent est mis sur le côté parodique du film. Les dialogues sont volontairement exagérés, les situations sont grotesques et les personnages sont caricaturaux à souhait.

Eric Roberts, acteur vétéran de nombreuses productions de série B, apporte une certaine crédibilité à la distribution. Son jeu, bien que parfois surjoué, reste en phase avec le ton du film. Il incarne une figure d’autorité qui semble être consciente de l’absurdité de la situation, ajoutant une couche supplémentaire de métahumour. Shawn C. Phillips, en tant que réalisateur, scénariste et acteur, montre une énergie débordante et une passion évidente pour le projet. Sa performance est pleine de bonne humeur et de seconds degrés, ce qui contribue grandement à l’atmosphère générale du film. On sent même les fous rires que lui et les autres interprètes provoquent devant et derrière la caméra.

Le charme de Amityville Bigfoot réside dans sa capacité à ne jamais se prendre au sérieux. Les effets spéciaux sont rudimentaires, voire kitsch, ce qui ajoute au charme rétro du film. Les costumes, notamment celui du Bigfoot, semblent tout droit sortis d’un magasin de déguisements, et les scènes de poursuite sont plus comiques qu’effrayantes. Cependant, malgré ses nombreuses qualités en tant que nanar, Amityville Bigfoot n’est pas exempt de défauts. Le rythme du film souffre de quelques longueurs, et certaines scènes semblent étirées au-delà du nécessaire. Les blagues ne font pas toujours mouche, et l’humour, bien que souvent efficace, peut parfois paraître forcé.

Amityville Bigfoot est un film qui plaira aux amateurs de nanars et de productions décalées. En temps normal, ce genre de production ferait compétition dans les pires films de l’année, avec une bonne chance de gagner. Sauf que pour le plaisir qu’apporte le visionnement de ce navet, ce ne sera pas le cas. Si vous êtes prêt à embrasser l’absurdité et à rire des conventions du genre, Amityville Bigfoot est une aventure hilarante et réjouissante à ne pas manquer.

[Critique] Amityville Bigfoot (2024)
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Résumé

Un mauvais film comme on les aime !

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