[Critique] Boy Kills World (2023)

Résumé : Lorsque sa famille est assassinée, Boy, un gamin sourd à l’imagination débordante est formé par un mystérieux chaman pour réprimer son imagination enfantine et devenir un instrument de mort.

Critique :

Boy Kills World plonge les spectateurs dans un univers dystopique saisissant, où la brutalité règne en maître et où la quête de vengeance est au cœur de l’intrigue. Le divertissement mélange l’humour et une violence associée au cinéma ultra-violent ou d’horreur, pour créer un film d’action intéressant plus proche du jeu vidéo que du cinéma classique.

Boy, un orphelin sourd et muet a été formé dès son enfance par son mentor afin d’assassiner la sanguinaire Hilda Van Der Koy et venger le meurtre de sa famille. Guidé par l’esprit espiègle de sa petite sœur et par une voix intérieure inspirée d’un jeu vidéo, Boy obtient finalement la chance de se rapprocher de Hilda, après avoir assisté à un autre carnage perpétré par un autre membre du clan Van Der Koy.

Boy Kills World est simple, mais efficace. Il repose sur une histoire classique de vengeance, sauf que l’histoire nous est racontée par le monologue intérieur de Boy. Le personnage de Boy est particulièrement captivant. Bien qu’il soit muet, ses expressions et son langage corporel transmettent une gamme d’émotions qui permettent aux spectateurs de comprendre sa douleur et sa rage. Bill Skarsgård, qui incarne Boy, livre une performance physique impressionnante, tandis qu’un autre interprète s’occupe de faire la narration qui provient du personnage principal de Boy Kills World.

Un narrateur qui n’est pas toujours viable, tandis que le reste de l’œuvre se joue comme un jeu vidéo. Il y a quelques personnes qu’il faut tuer dans un certain ordre, et c’est la seule chose dont on peut se fier en visionnant Boy Kills World. Le reste est issu de l’imagination et de l’interprétation du personnage principal. Malgré le côté répétitif de la structure du film, le tout est agrémenté de rebondissements et de révélations qui peuvent maintenir notre intérêt. Même si le tout est un peu prévisible.

Cependant, l’un des aspects les plus frappants de Boy Kills World, c’est son esthétique visuelle. Le réalisateur parvient à créer un monde à la fois étrange et fascinant, où une simple mascotte de céréales peut semer l’effroi. De plus, la cinématographie est exceptionnelle, avec un design clairement inspiré des années 80 et des séquences d’action chorégraphiées de manière impressionnante qui captivent notre attention. La violence est omniprésente dans ce film, et elle est dépeinte avec une intensité rare. Chaque scène de combat est un ballet de coups, de tirs et d’explosions, offrant un spectacle visuel parfois malaisant. Comme cette fameuse séquence de râpe qui choquera les cœurs sensibles.

Néanmoins, le film n’est pas exempt de défauts. L’intrigue, bien que captivante, peut sembler prévisible par moments. Au-delà des artifices utilisés par Boy Kills World, l’histoire est une reprise d’un futur dystopique qu’on a vu plusieurs fois, sans pour autant réinventer le genre. C’est simplement une version de The Hunger Games, mais pour les adultes.

Boy Kills World est un film intensément violent qui réussit à nous captiver grâce à ses scènes d’action et à son protagoniste charismatique. Il nous transporte sur un voyage sanglant pendant près de deux heures. Bien que son histoire soit peu originale, il reste un spectacle intéressant qui saura plaire aux amateurs de films sanglants.

[Critique] Boy Kills World (2023)
3.5

Résumé

Une tuerie simple, mais efficace.

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *