[Critique] Butchers Book Two: Raghorn (2024)

Résumé : Un accident laisse des ravisseurs entre les mains de cannibales brutaux qui envisagent de les découper pour de la viande.

Critique :

Cinéaste basé en Ontario, Adrian Langley a lancé en 2020 Butchers, un film d’horreur qui était de mémoire assez bien. Celui-ci nous montrait une famille de tueurs sadiques vivant dans les bois. Visiblement, le divertissement a connu un certain succès, puisque deux nouveaux chapitres ont été mis en chantier. Et nous retournons à nouveau dans les bois dans ce Butchers Book Two: Raghorn.

Un groupe de ravisseurs traversent une contrée rurale, avec leur précieux butin dans le coffre de leur voiture. Après qu’un accident blesse sérieusement l’un des leurs, la troupe tente de retrouver la civilisation dans les bois. Mais, ils ne se doutent pas qu’ils sont sur le territoire de chasse de cannibales…

Butchers Book Two: Raghorn a sérieusement des airs de Wrong Place à la sauce canadienne. Une sauce canadienne entre guillemets, car le long-métrage nous propose une version assez générique de la ruralité nord-américaine. Celle où des monstres sont créés via la consanguinité. Une réalité qui n’existe majoritairement que dans le cinéma de seconde zone. Néanmoins, c’est une réalité que Langley n’exploite pas assez dans cette œuvre.

Il ne trouve ici une prémisse ouvrant le jeu à un mélange entre slasher et torture porn, deux sous-genres assez populaires du cinéma d’horreur. Butchers Book Two: Raghorn arrive éventuellement à ce mélange en utilisant un chemin rempli de détours. Le divertissement réunit assez vite les pions de son échiquier pour se transformer en un huis clos à ciel ouvert. Entre quelques balades dans les bois, le divertissement se révèle être assez intéressant. Les deux premiers tiers du film n’offrent pas de héros ou d’antagoniste principal. Ce qui est bien dommage alors que nous tournons en rond et revoyons sans cesse les même arbres.

Malgré quelques présences assez fortes, nous sommes devant un film choral. Hélas, le temps passé à mettre en place les différents changements de statu quo et notre petit groupe ne permet pas au scénario d’étoffer certains points, comme le kidnapping à l’origine de tout. Ce qui aurait pu aider à corriger les faiblesses de la première partie du film. L’ensemble de la distribution offre de bonnes prestations. Du lot, Nick Biskupek (Mickey’s Mouse Trap) est particulièrement solide dans le rôle de l’un des tueurs. L’acteur vole la vedette, malgré les longueurs que son personnage cause parfois.  Heureusement, Burchers Book Two: Raghorn se focalise enfin dans le dernier droit avec enfin un protagoniste fort qui prend les choses en main. Cela permet de finir sur une note forte, car nous sentons enfin le scénario, co-écrit par Adrian Langley, avoir de la concentration, et un objectif en tête. Il y a un excellent film de 75 minutes ici, sauf qu’il est caché quelque part dans cette œuvre de 90 minutes…

Ceci étant dit, Butchers Book Two: Raghorn se révèle être assez solide sur le plan technique. La caméra de Langley ne lésine pas sur la violence du scénario. Dans cet élément, on y trouve plusieurs moments de vulgarité ou de moments puissants. Le long-métrage commence d’ailleurs en force à la vue de l’un des tueurs au milieu d’un moment de plaisir personnel à la vue de l’un de ses propres massacres. Mon seul regret vis-à-vis le film, c’est que mis à part une séquence impliquant un scrotum, Butchers Book Two: Raghorn ne pousse jamais la limite du raisonnable. Au passage, il faut aussi noter brièvement la direction photographique du long-métrage qui est magistrale. Ce qui donne des airs de grosse production à un film possiblement fait avec un budget très limité.

Bien que Butchers Book Two: Raghorn soit un film de niche qui se disperse un peu trop, l’ensemble reste divertissant. Le long-métrage se laisse regarder jusqu’à un climax plutôt réussi. Un climax qui nous donne envie de voir un troisième volet qui devrait débarquer sous peu…

 

[Critique] Butchers Book Two: Raghorn (2024)
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Résumé

Nous avons ici une bonne petite tuerie dans les bois…

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