[Critique] Castlevania: Nocturne – Saison 1 (2023)

Résumé : Pendant la Révolution française, Richter Belmont, un chasseur de vampires, se bat pour défendre l’héritage de sa famille et empêcher la montée d’un vampire impitoyable et avide de pouvoir.

Critique :

Castlevania: NocturneAprès une adaptation fructueuse de la saga de jeux vidéos Castlevania, Netflix est de retour avec une série dérivée. Faite par le même studio et par une bonne partie de l’équipe créative originelle, Castlevania: Nocturne tente de poursuivre le succès critique et publique de son aînée. Et en prime, la série nous transporte en pleine France, quelques décennies plus tard, alors que la révolution est aux portes…

Richter Belmont, descendant de Trevor Belmont, a grandi en France après une tragédie l’ayant rendu orphelin. Occupé à aider Annette, une amie révolutionnaire, il découvre une alliance obscure entre la monarchie française et des vampires afin de bouleverser l’ordre mondial. Avec l’aide d’amis d’outre-mer, Trevor et Annette tenteront de déjouer leurs plans d’introduire au monde un messie de la nuit…

D’entrée de jeu, il faut avouer que Castlevania: Nocturne est, sur plusieurs niveaux, une série aussi spectaculaire que sa prédécesseure. Le programme permet à de nouveaux adeptes à découvrir un nouveau monde, tout en faisant des clins aux admirateurs des jeux vidéos ou du premier Castlevania de Netflix. Cette première saison se permet d’expliquer en long et en large son histoire, grâce à des protagonistes inexpérimentés et à un soin minutieux pour tenir la main durant ces épisodes.

On découvre le monde à travers les yeux de Richter, un chasseur de vampires à en devenir. Certes, dès le premier épisode, il est capable de découper des créatures de la nuit avec son lasso. Néanmoins, c’est un gamin paralysé et marqué par divers traumatismes que nous avons à l’écran. Un jour, il sera un héros légendaire. Ici, Richter est un idiot, ce qui nous permet d’entrer gracieusement dans ce monde riche.

Après une approche diagonale, on explore la colonisation et l’esclavagisme, tout comme la corruption du clergé et la royauté du « vieille Europe ». Et c’est sans oublier quelques thèmes plus modernes. L’amalgame permet de créer une histoire dense et intéressante entre deux attaques de vampires. On comprend que cette saison de Castlevania: Nocturne sert à mettre en place les pions des futurs chapitres de sa saga. Cela apporte son lot de lourdeur aux huit épisodes à quelques occasions. Un mal nécessaire, qui aurait pu être exécuté avec un peu plus de souplesse, avec le recul.

Sinon, un autre point à noter, c’est l’animation de Castlevania: Nocturne. Évolution naturelle de la franchise, la série assure en misant sur un juste équilibre entre la richesse du vieux monde et la banalité des boisés de France. Plus près d’un coup de crayon à l’asiatique, le style de la série se prête tant aux châteaux pittoresques qu’aux corps déformés et mutilés. À défaut de choquer, l’horreur macabre qui peuple les huit épisodes de cette première saison est assez jouissive. Tout comme les personnages, dont l’humanité présente dans leurs regards, transcende parfois leurs racines vidéoludiques. Cependant, le dernier droit de ce chapitre de Castlevania: Nocturne finit un peu en pétard mouillé. La conclusion, bien qu’excitante, n’a pas cette même richesse, surtout lors de l’arrivée de notre messie vampire. Antagoniste dont la voix terrifiante nous est offerte par Franka Potente, icône de la franchise Jason Bourne et de Run Lola Run.

La première saison de Castlevania: Nocturne est le hors-d’œuvre de ce qui pourrait bien être un chef-d’œuvre. Une mise en bouche qui introduit un nouveau héros qui apprend à se connaître en même temps que nous. Nous, le spectateur qui a déjà hâte à un second volet d’épisodes en 2024.

Castlevania: Nocturne - Saison 1 (2023)
4

Résumé

Un échantillon de huit épisodes qui se dévorent avec l’appétit sanguinaire d’un vampire.

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