[Critique] Children of the Night (2023)

Résumé : Durant les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, Jim McLeod, un soldat britannique, est le seul survivant d’une embuscade allemande. Après avoir cherché refuge auprès d’une famille française à la campagne, il devra combattre bien plus que ses démons personnels alors qu’il se retrouvera dans une toile d’horreur.

Critique :

Il y a une limite que les films à petits budgets doivent combattre, c’est celle de leurs moyens. Peu importe leur ambition, il faut avoir les capacités techniques et monétaires pour les réaliser. Children of the Night a quelques idées et une vision en tête. Malheureusement, son exécution est incapable de peinturer le tableau que tente de peindre William Stead.

Deux soldats sont les uniques survivants d’une sanglante bataille en sol français. Tandis que l’un est gravement blessé, l’autre tente de rétablir les communications avec le front. Alors qu’ils trouvent un refuge chez un jeune homme, un grave danger pointe à l’horizon.

Écrit et réalisé par Stead, Children of the Night est un cas typique de deux films qui luttent pour notre divertissement. La première moitié du film est consacré au personnage de Jim McLeod (interprété avec brio par Harry Giubileo) qui vit le choc de la perte de son bataillon. Un trauma qui sera épongé par l’amour d’un jeune homme mystérieux venu à sa rescousse. Children of the Night est à son meilleur durant cette première partie.

La relation entre les deux hommes se développe tranquillement, avec une certaine légèreté et innocence. On voit Jim et Louis se découvrir, aller à la pêche et faire plein d’autres activités, sous le regard désapprobateur d’une figure paternelle. Le divertissement n’applique aucune subtilité pour cacher son éventuel danger, des vampires. Des créatures qui devront affronter un ennemi plus terrible que les nazis ou notre brave soldat. Autant on se doit de souligner les efforts de William Stead et de toute son équipe, ils sont néanmoins incapables d’apporter un sentiment de terreur ou de frayeur à Children of the Night.

À mi-chemin entre Nosferatu et un costume d’Halloween d’un magasin à rabais, les vampires de Children of the Night sont ratés dans leur exécution. Convainquant par moments, ils réduisent l’impact de certains moments horrifiques alors que notre esprit est concentré sur le fait qu’il s’agit d’hommes en costumes de caoutchouc avec de longs doigts. Il est de même pour la représentation nazie. Cela va être une affirmation étrange à communiquer. Mais il manque de nazis. Ce qui est d’autant plus évident que dans la séquence finale du long-métrage, leur nombre est si faible que cela retire tout sentiment de danger au climax du film.

Plus près du drame romantique que d’un film d’horreur, Children of the Night n’est pas une mauvaise œuvre. On ne peut que louanger l’ambition et les thèmes modernes présents ici. Mais, on ne va tout de même pas en faire une recommandation, malgré une affiche et une prémisse alléchantes…

[Critique] Children of the Night (2023)
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Résumé

Children of the Night est un drame compétent, mais un film d’horreur assez faible.

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