[Critique] Damsel (2024)

Résumé : Une demoiselle dévouée accepte d’épouser un beau prince, mais découvre que la famille royale l’a recrutée en sacrifice pour rembourser une ancienne dette.

Critique :

Quoi de mieux pour débuter le printemps qu’un film de monstres où une pauvre innocente est coincée dans une grotte avec un monstre ? Damsel propose une interprétation intrigante du conte classique de la demoiselle en détresse. Hélés, le film échoue à captiver le public et se perd dans une trame narrative trop prévisible.

Une jeune femme qui pense être mariée à un prince parfait est jetée dans une fosse où elle découvre qu’elle ne sera finalement pas une princesse, mais un sacrifice pour apaiser un dragon assoiffé de sang. En essayant de survivre assez longtemps jusqu’à ce que quelqu’un puisse la sauver, elle se rend vite compte que personne ne viendra et que cette « demoiselle » doit se sauver elle-même.

L’histoire, centrée sur une jeune fille jetée dans une grotte où un dragon réside, aurait pu offrir une nouvelle perspective sur le mythe de l’héroîne. Cependant, le scénario manque de profondeur et de subtilité, se contentant de clichés narratifs sans apporter d’éléments novateurs. La première moitié de l’œuvre est une digne représentation de tous les contes pour adolescentes peu inspirés, avec son prince charmant et riche et la femme pauvre qui accepte d’être mariée pour sauver son royaume.

Même avec le charisme de Millie Bobby Brown (Stranger Things), le personnage principal semble être enfermé dans un rôle stéréotypé de demoiselle en détresse, qui deviendra une femme forte et indépendante face à une tragédie. Ray Winstone (The Departed), dans le rôle du père, apporte une certaine gravité au film. Cependant son personnage est sous-développé, laissant les spectateurs avec une connexion superficielle, même s’il est l’une des pièces centrales du récit.

Parce que près de la moitié de Damsel consiste à un huis clos entre la demoiselle et le dragon, toute la distribution du long-métrage disparaissant après une trentaine de minutes. Il en découle alors un jeu de chat et de la souris entre un dragon trop gros pour entrer dans les petites crevasses d’une grotte magique, et une femme suffisamment petite. On apprécie les nombreuses scènes de dialogue entre la demoiselle en détresse et la créature ancienne et menaçante. Hélas, les séquences dans la grotte avec le dragon manquent de suspense et de dynamisme, laissant la sensation d’une répétition ennuyeuse plutôt que d’une progression captivante.

La réalisation, bien que visuellement correcte, ne réussit pas à compenser les lacunes du scénario. Les choix de mise en scène ne parviennent pas à insuffler l’énergie nécessaire pour revitaliser un récit qui s’essouffle rapidement. Les effets spéciaux varient entre un dragon terrifiant et des écrans verts parfois trop visibles. Et la violence se révèle être assez solide, avec quelques moments terrifiants; même pour un spectateur blasé.

Damsel déçoit en tant que film d’aventure fantastique. Malgré une distribution prometteuse, un manque d’originalité dans le scénario, des personnages peu développés et une répétition redondante contribuent à créer une expérience plutôt fade. Damsel joue plus un rôle de «contenu» que de «contenant», dans une plateforme numérique qui tient à rester dans nos foyers; même en bruit de fond.

[Critique] Damsel (2024)
1.5

Résumé

Malgré ses crocs de dragon, Damsel manque de mordant…

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