[Critique] Dante’s Hotel (2023)

Résumé : Lorsqu’un agresseur inconnu s’attaque aux clients d’un hôtel hanté, une organisatrice d’événements fait équipe avec un mystérieux locataire dont le sombre passé est la clé pour libérer l’établissement maudit.

Critique :

Voici un film qui a un sens du timing assez étrange. Un film d’épouvante centré sur le Nouvel An, qui débarque une semaine avant l’Halloween. On dirait que quelqu’un n’a pas encore compris la logique d’un calendrier. Mais bon, on ne va pas juger la plateforme Tubi, surtout qu’elle nous offre une distribution trois étoiles (au sens figuré) pour son Dante’s Hotel.

Goldie obtient l’occasion de lancer sa carrière en organisant les célébrations de fin d’année dans un prestigieux hôtel. Elle est loin de se douter que l’établissement est le cadre de douze meurtres survenant à un intervalle régulier. Malgré l’aide d’un mystérieux occupant, la soirée de Goldie s’annoncera mortelle…

Parfois, il faut louanger un film pour ce qu’il est réellement. Dante’s Hotel a une prémisse sortie d’une pochette de VHS des années 80 ou 90. Surtout ceux qui provenaient d’Europe et qui ont une prémisse farfelue. On est loin d’un film d’Antonio Margheriti ou de Dario Argento, mais l’œuvre ici présente réussit à captiver ce sentiment. Des effets pratiques qui n’ont pas peur d’être gore. Un scénario qui tourne en rond en étant imprévisible. Un ton involontairement drôle.

Dante’s Hotel s’amuse avec son concept alors que nous, les spectateurs, faisons le décompte des cadavres. Le tout n’est jamais terrifiant, mais l’effort mis par Anthony C. Ferrante et son équipe est louable. Et surtout, nous sommes à mille lieues de la franchise Sharknado que Ferrante a piloté y a de cela quelques années. Nous passons 90 minutes à parcourir les corridors d’un hôtel entre quelques morts. Notre trio de protagonistes est, parfois, aussi stupide que Scooby-Doo, mais nous avons du plaisir à suivre leur enquête.

Et par moments, cela nous transporte à un instant surréaliste. Comme lorsque le personnage interprété par le chouchou des années 80, Judd Nelson (The Breakfast Club), tente de sauver une gamine des mains de ses parents zombifiés, tout en étant menaçant avec une hache. Dante’s Hotel souffre de quelques temps morts avec une sous-intrigue impliquant la police, mais elle est heureusement rapidement mise de côté. Mais les morts sont intéressantes et à un rythme régulier. Ce qui évite que l’on remarque les moments plus longs du scénario.

Dans le rôle principal, AnnaLynne McCord (90210) n’est pas particulièrement intéressante, malgré que son rôle l’est encore moins. Dante’s Hotel est un de ces films où les personnages secondaires sont plus intéressants. Comme celui de Judd Nelson qui comprend dans quel type de projet il se trouve, et il a décidé de s’amuser. Tout comme Ted Raimi (la saga Evil Dead) qui choisit à la place d’élever le film avec sa présence. Surtout dans le dernier tiers, alors que Dante’s Hotel se résout à se conclure dans un affrontement final assez anticlimatique.

Dante’s Hotel est l’équivalent cinématographique d’un Big Mac. On le savoure surtout pour notre plaisir ou notre nostalgie que pour sa valeur nutritive. À visionner si vous êtes dans le bon état d’esprit, et aussi à un meilleur temps de l’année. Comme un 31 décembre…

[Critique] Dante's Hotel (2023)
3.3

Résumé

Dante’s Hotel est un bon petit moment de cinéma, sans prise de tête.

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