[Critique] Dario Argento: Panico (2023)

Résumé : Une équipe de tournage filme le réalisateur d’horreur Dario Argento alors qu’il travaille sur son dernier scénario dans une chambre d’hôtel, revisitant l’isolement où il a imaginé ses films les plus emblématiques, loin des distractions pour explorer son sombre imagination.

Critique :

Dario Argento, maître du cinéma d’horreur italien, a marqué l’industrie cinématographique par son style distinctif. Ce weekend un nouveau documentaire sur l’artisan est apparu sur la plateforme de streaming Shudder. Une fenêtre sur la vie d’Argento qui manque cruellement de mordant.

Argento s’est fait connaître grâce à ses films de type giallo, un sous-genre italien du thriller criminel teinté de mystère et d’horreur. Au cours des années 70 et 80, il est devenu une référence dans le genre, gagnant même un succès international. Le film de Simone Scafidi débute en explorant une partie de la vie personnelle de l’homme, avant de sombrer dans un hommage modeste se focalisant sur cette belle époque.

On y suit le cinéaste dans une écriture de film. Le décor se situe dans un hôtel, en plein cœur de l’Italie. On ne voit jamais Argento écrire et sa présence se limite principalement à trois entrevues. On sent que le principal intéressé n’a pas la plus grande ouverture du monde, ce qui force Scafidi à détourner son regard sur plusieurs collaborateurs d’Argento, ainsi que quelques admirateurs comme Guillermo Del Toro. Malheureusement, Dario Argento: Panico n’ose jamais à explorer à fond son sujet, ou à braquer la caméra sur l’homme de l’heure.

Il en découle une série d’entrevues résumant la carrière du réalisateur, avec quelques pauses le temps d’une réflexion sur sa vie personnelle et intime. Cependant, malgré son impact significatif, la carrière d’Argento a connu des hauts et des bas, avec des critiques mitigées pour certains de ses projets. Un détail que le documentaire se contente d’éviter. Il manque un peu de profondeur dans ce qui est, à défaut d’une meilleure comparaison, une célébration mortuaire. Un hommage où l’on se remémore les meilleurs coups d’un défunt; dans ce cas-ci, un défunt qui est toujours vivant.

Le long-métrage préférant se focaliser sur les plus grands succès de Dario Argento, couvrant une quarante d’années de carrière en 90 minutes. Simone Scafidi impose un rythme assez rapide à son documentaire. Ce qui est l’idéal pour un public qui est de plus en plus impatient à cette époque de streaming.

Dario Argento demeure une figure emblématique du cinéma d’horreur italien. Son héritage perdure à travers ses films innovants qui ont redéfini le cinéma d’épouvante. Dario Argento: Panico n’est pas le documentaire qui explore à fond le cinéaste. Mais il peut être une porte d’entrée pour un cinéphile cherchant à explorer la filmographie de l’artiste.

[Critique] Dario Argento: Panico (2023)
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Résumé

Un curriculum vitae assez sécuritaire du cinaste Dario Argento

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