[Critique] Destroy All Neighbors (2024)

Résumé : Un aspirant musicien de rock progressif se retrouve coincé dans un véritable cauchemar lorsqu’il tue accidentellement Vlad, son voisin de l’enfer.

Critique :

Il ne faut pas embêter ses voisins. Soyons gentils envers notre voisinage. Enfin, c’est que la prémisse de Destroy All Neightbors nous propose en mise en bouche avant de sombrer dans un délire punk rock. Un délire rempli d’intestins et de meurtres accidentels causés par un homme assez mal chanceux…

William Brown, un musicien névrosé et égocentrique déterminé à terminer son album de rock progressif, fait face à un obstacle créatif sous la forme d’un voisin bruyant et grotesque nommé Vlad. En tentant de le confronter, William le décapite par inadvertance. Mais, alors qu’il tente de dissimuler le tout, les victimes s’entassent et deviennent des cadavres morts-vivants qui tourmentent notre malchanceux.

Destroy All Neighbors est plus un hommage à une belle époque où le cinéma ne se prenait pas au sérieux. Pendant un peu plus de 80 minutes, nous sommes plongés dans un délire piloté par des effets pratiques à l’ancienne et une troupe d’acteurs plus intéressés à faire de l’improvisation qu’à nous raconter une bonne histoire dans les règles de l’art.

Il y a quand même un scénario dans Destroy All Neighbors. Celui-ci tourne autour du personnage de Brown, un musicien plus incompétent et maladroit que talentueux. Jonah Ray (Mystery Theater 3000) est solide dans le rôle principal, se laissant transporter par la folie de ce divertissement. Une folie tournant autour du personnage de Vlad, interprété par Alex Winter, de la franchise Bill and Ted. Winter nous propose une créature dégoûtante et grotesque, tandis que l’acteur est enseveli sous de nombreuses couches de maquillage. Le film repose essentiellement sur les performances de ces deux hommes et ils sont l’une des raisons que Destroy All Neighbors fonctionne.

L’autre raison se trouve dans les nombreux maquillages et artifices utilisés pour le long-métrage. Que ce soit avec un vieillard dansant sur de la musique électronique en faisant de la musculature ou avec un cadavre se réveillant à la morgue, Destroy All Neighbors est un rappel que tout n’est pas mieux à l’ordinateur. Dans cette aire numérique, le film est un heureux rappel que les effets sanglants et le grotesque se transportent magnifiquement à l’ancienne. Avec des litres de sang qui éclaboussent les visages ou des individus qui se font démembrer, le divertissement excelle. Il réussit malgré le chaos qui se déroule devant nos yeux pendant 85 minutes.

Parce que, lorsque l’on réfléchit à Destroy All Neighbors, on constate rapidement les failles de l’œuvre. Le scénario, aussi mince qu’une feuille, n’est qu’un prétexte à enchaîner les délires, les blagues et les quelques apparitions surprises, toutes présentes dans la bande-annonce. C’est une comédie qui se sert de l’horreur pour enchaîner les situations stupides, et non pour se propulser à un autre niveau.

Dommage, car Destroy All Neighbors est au final assez vide. Malgré une certaine forme d’excellence à quelques endroits, nous sortons de l’œuvre sans avoir rien gagné. Il y a un public assez de niche pour ce genre de film. Hélas, pour les autres, Destroy All Neighbors se révélera être assez oubliable et jetable.

[Critique] Destroy All Neighbors (2024)
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Résumé

Un délire assumé qui oublie parfois de revenir à la réalité.

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