[Critique] Lumberjack the Monster (2023)

Résumé : Après avoir survécu à l’attaque d’un tueur en série masqué, l’impitoyable avocat Akira Ninomiya s’engage sur la voie de la vengeance.

Critique :

Lumberjack the Monster, le dernier film du réalisateur culte Takashi Miike, promet une incursion audacieuse dans l’horreur avec une prémisse intrigante : un tueur traqué par un tueur. Bien que l’idée soit originale et que Miike soit connu pour ses œuvres provocantes, ce film présente des résultats mitigés.

Akira Ninomiya, un avocat psychopathe, survit à l’attaque d’un tueur en série s’inspirant d’un personnage de livre pour enfants. Dans sa quête de vengeance, il est amené à découvrir des secrets sur son passé.

Dès les premières minutes, Lumberjack the Monster capte l’attention avec son atmosphère oppressante et sa mise en scène visuellement frappante. La puissante introduction nous choque alors que nous sommes devant des policiers qui arrêtent un duo responsable d’avoir maltraité un nombre inconnu d’enfants. Miike, fidèle à son style, utilise une esthétique visuelle forte, des cadrages audacieux et une palette de couleurs fortes pour instaurer une ambiance de malaise.

De là se trouvent les origines de Lumberjack the Monster, tandis que nous traversons des années plus tard jusqu’à un avocat qui se fait attaquer par un homme mystérieux avec hache. L’idée d’un tueur en série basé sur un personnage de livre pour enfants est à la fois dérangeante et fascinante, ajoutant une couche de bizarrerie qui est la marque de fabrique du réalisateur. Cependant, le film est loin d’être parfait.

Un des principaux défauts réside dans son rythme chaotique. La narration passe brusquement d’une scène à l’autre, entre de longues séquences de narration par des personnages secondaires, souvent sans transition claire. Une vaste portion de Lumberjack the Monster est consacrée aux policiers qui mènent l’enquête. Des personnages qui ne sont présents que pour faire des monologues résumant le film ou pour raconter le passé de notre protagoniste, dans leur station de police. Cette dualité narrative nuit à l’immersion de l’œuvre en étirant le film jusqu’à un point d’ennui.

De plus, les scènes de meurtre, qui devraient être le point culminant d’un film d’horreur, manquent paradoxalement d’inspiration. Contrairement à certaines œuvres passées de Miike, où chaque meurtre est une œuvre d’art macabre et imaginatif, ici, les morts semblent routinières et prévisibles. Le manque d’innovation dans les scènes de violence rend ces moments moins mémorables et moins choquants, ce qui affaiblit l’impact du film, qui se réfugie dans des jets sanglants.

Malgré ses défauts, Lumberjack the Monster reste une œuvre qui mérite d’être vue pour ses qualités esthétiques et sa prémisse originale. Les admirateurs de Takashi Miike y trouveront des éléments familiers de son style distinctif, bien que cette réalisation soit loin d’atteindre les sommets de ses films les plus acclamés comme Audition ou Ichi the Killer. Ce n’est pas le meilleur film de Miike, mais il contient suffisamment d’éléments intrigants pour captiver les amateurs de cinéma d’horreur à la recherche de quelque chose de différent, même si ce n’est pas totalement satisfaisant.

[Critique] Lumberjack the Monster (2023)
3

Résumé

Une oeuvre mineure pour un cinéaste culte.

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