[Critique] Saw X (2023)

Résumé : Malade et désespéré, John Kramer se rend au Mexique pour une procédure médicale risquée et expérimentale, dans l’espoir de trouver un remède miracle à son cancer. Cependant toute l’opération est une arnaque visant à escroquer les plus vulnérables…

Critique :

La saga Saw est finalement de retour au grand écran avec une suite directe au premier volet de la saga. L’histoire se positionne entre Saw et Saw 2, fait table rase avec le reste de la franchise, pour le meilleur et pour le pire. Et Saw X tente un nouveau concept – faire de John Kramer un antihéros.

John Kramer n’a plus que quelques mois à vivre. Il découvre, par l’intermédiaire d’un groupe de soutien, un remède miracle pour son cancer. Le traitement expérimental est un échec et il part à la recherche de ceux qui lui ont donné de faux espoirs.

Bien que la saga Saw a toujours fait de ce personnage une sorte de héros, avec une morale tordue, les longs-métrages n’ont jamais vraiment eu un protagoniste d’envergure. D’une personne derrière qui se rallier, sauf peut-être les quelques policiers qui ont rapidement traversé l’écran avant de mourir. À l’image d’autres propriétés d’Hollywood, Saw X fait de son tueur son personnage central. Faisant de lui un justicier qui devra combattre un esprit plus tordu que lui.

Pour ce faire, Saw X se divise en deux parties. La première moitié du long-métrage se focalise sur le personnage de Kramer. Cela permet d’offrir à Tobin Bell la chance d’offrir sa meilleure performance et d’être autre chose qu’une simple voix sur un microphone. Nous voyons le vieil homme qui se dirige progressivement vers un traitement miracle au Mexique, dans une clinique médicale clandestine. Hélas, le tout est prévisible, trop prévisible même.

La nature même de la saga Saw, ou des bandes-annonces du film, nous gâchent l’éventuel revirement de situation. Le spectateur n’est pas dupe, la longue introduction d’une quarantaine de minutes n’est que l’établissement d’une prémisse pour des séquences de tortures et de possibles mortalités. Parce qu’après tout, le génie de Saw réside dans sa prémisse. John Kramer n’est pas un meurtrier. Il n’est qu’un enseignant dont la leçon consiste à aider les gens à surmonter leurs démons intérieurs afin d’apporter des changements plus positifs dans leurs vies.

À mi-chemin, Saw X embarque finalement dans cette phase éducative avec quelques pièges. L’ensemble n’est pas à la hauteur de la franchise. Le tout se déroule dans la même pièce, avec des pièges moins élaborés et plus sadiques. John Kramer ne joue plus l’enseignant ici, il est un homme en quête de vengeance. Une nuance visible tant par le niveau de violence graphique qui est plus élevée, en apparences, qu’à l’habitude. Et une nuance également visible par le retour d’un personnage central de Saw, qui remet en doutes les plans de son mentor lors de quelques moments clés.

Saw X tente de corriger le tout en fin de parcours avec deux revirements. L’un se déroule durant le générique de fin, et je ne vais pas gâcher la surprise. L’autre retourne complètement Saw X sur son axe. L’œuvre utilise ce moment comme une occasion de nous rappeler qui est le véritable salopard de l’histoire. Mais c’est aussi un moment où la durée de deux heures se fait le plus sentir…

Saw X représente un renouveau pour la franchise. Une occasion de tenter quelque chose de nouveau et relancer le tout avec d’éventuelles suites. Malgré une histoire qui manque de mordant, et des pièges qui en ont trop, l’ensemble démontre un certain potentiel. Hélas, Saw X se contente de trébucher un brin, tel un bambin qui fait ses premiers pas.

[Critique] Saw X (2023)
2.8

Résumé

Saw X relance la saga dans une nouvelle direction, mais tombe dans ses propres pièges…

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