[Critique] The Exorcist: Believer (2023)

Résumé : Lorsque deux filles disparaissent dans les bois et reviennent trois jours plus tard sans aucun souvenir de ce qui leur est arrivé, le père d’une fillette part à la recherche de Chris MacNeil, qui a été à jamais marquée par ce qui est arrivé à sa fille, il y a de cela cinquante ans.

Critique :

Dans une année où les films d’exorcistes sont à la mode et dans une époque où Hollywood ressort des franchises de l’ombre, The Exorcist: Believer tente de suivre ces mouvements. Surtout que ce film est le premier volet d’une trilogie annoncée basée sur le film à succès de 1973. Une trilogie qui a coûté près de 400 millions au studio Universal pour les droits d’adaptation. Aux vues de The Exorcist: Believer, cet investissement sera difficile à rentabiliser…

Suite à un terrible tremblement de terre en Haïti, un photographe perd sa femme enceinte. Rongé par le deuil, l’homme élève seul sa fille aux États-Unis jusqu’au jour où elle disparaît en forêt avec une amie d’école. Trois jours plus tard, les gamines refont surface, mais elles ont rapporté un mal terrible avec elles…

The Exorcist: Believer commence avec beaucoup de force. La première séquence du long-métrage reprend essentiellement l’esthétique du film original pour nous présenter à notre protagoniste. Le tout fonctionne parfaitement avec le triste séisme de 2010 en Haïti en toile de fond. Au passage, on se doit de souligner la performance de Leslie Odom Jr. (Hamilton) qui brille dans ce rôle de conjoint, et de père désespéré. Par la suite, l’intrigue se transporte aux États-Unis pour montrer la routine de cet homme et éventuellement la disparition des gamines.

Après un solide 45 minutes, The Exorcist: Believer sombre rapidement dans la médiocrité. Entre un manque de respect pour certains personnages, l’incapacité de créer une tension et un manque d’efforts, les problèmes du film de David Gordon Green sont nombreux. De plus, le film commet l’erreur de se focaliser sur une seule des deux familles, retirant tout attachement à la gamine issue d’une riche bourgeoisie blanche à l’américaine. Après avoir connu un vibrant succès avec Halloween, le cinéaste est depuis incapable de comprendre et d’avoir une vision de ce qu’est un film d’horreur. Ici, The Exorcist: Believer se focalise plus à imiter les forces de son prédécesseur qu’à les comprendre ou qu’à les exploiter.

Cela se ressent surtout dans l’exorciste final. Ayant peur de ses origines catholiques, ou d’explorer à fond une nouvelle religion, le divertissement nous propose une équipe, à la «Avengers» pour faire non pas un, mais deux exorcistes en simultanés. En avoir plus pour son argent ne signifie pas avoir une meilleure qualité. Une leçon que l’on remarque à l’écran alors que plusieurs religions font équipes pour sauver les deux gamines. Et ce, dans une séquence qui est involontairement comique. Au cours de sa conclusion mi-figue mi-raisin, nous apercevons cependant les bribes d’un monde fascinant que l’œuvre n’ose jamais exploiter. Dans une suite peut-être, si jamais le succès est au rendez-vous.

The Exorcist: Believer est un pétard mouillé, un feu d’artifice qui ne parvient jamais à exploser. Les attentes étaient grandes, la déception l’est autant. En espérant qu’il ne faudra pas attendre à nouveau un quart de siècle pour une nouvelle possession…

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Résumé

On ne fera pas de terreur nocturne avec ce nouvel exorciste…

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