[Critique] The First Omen (2024)

Résumé : Nouvellement arrivée à Rome, Margaret se voit confrontée à une conspiration concernant la naissance de l’Antéchrist.

Critique :

The First Omen, sorti en 2024, se veut un prequel captivant au classique The Omen de Richard Donner, plongeant les spectateurs dans une histoire d’horreur qui remonte aux origines du mal. Réalisé avec un respect évident pour son prédécesseur, ce film propose une exploration riche et immersive de l’univers sombre et troublant qui a fait la renommée de la saga.

Une jeune Américaine est envoyée à Rome pour commencer une vie au service de l’Église. Mais elle découvre des indices qui la poussent à remettre en question sa foi, tout en confrontant une terrifiante conspiration qui espère provoquer la naissance du mal incarné.

L’intrigue se concentre sur une jeune femme qui se rend en Italie pour rejoindre une institution religieuse avec l’espoir de devenir sœur. Ce voyage spirituel prend rapidement une tournure sinistre alors qu’elle découvre des secrets profondément enfouis au sein de cette institution. Ce cadre italien ajoute une dimension gothique et mystique et une architecture ancienne qui intensifie l’atmosphère oppressante du film.

Le scénario de The First Omen est habilement construit, avec suffisamment de rebondissants pour camoufler le fait que nous savons où le tout va conclure, avec la naissance de Damien. Nous entrons dans l’intrigue avec le point de vue de Margaret, un personnage original, et avec celui de Père Brennan qui était également présent dans le film de 1976. Les révélations sur les pratiques occultes et les complots religieux sont dispersées avec soin. Le long-métrage pourrait être critiqué pour sa durée excessive. Certaines scènes auraient pu être abrégées, ce qui aurait permis de maintenir un rythme plus soutenu et d’éviter quelques longueurs.

Visuellement, The First Omen est un régal pour les amateurs de cinéma d’horreur. La photographie est superbe, utilisant des jeux d’ombre et de lumière pour créer une ambiance inquiétante et surnaturelle. Les décors, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, sont utilisés avec une grande efficacité pour renforcer le sentiment d’isolement et de danger imminent. Et il y a quelques séquences bien choquantes pour nous choquer à notre plus grand plaisir.

Cependant, bien que la réalisation de Arkasha Stevenson (Channel Zero) rende hommage à Richard Donner, elle en fait parfois trop dans l’imitation. Certains choix stylistiques, bien que maîtrisés, manquent d’originalité et donnent l’impression que le film se repose un peu trop sur le succès et le style de son prédécesseur. Certaines séquences sombrant même dans la parodie, comme lors d’un accident de voiture involontairement comique. Une approche plus innovante et personnelle aurait pu apporter une fraîcheur bienvenue à cette franchise emblématique.

En dépit de ces réserves, The First Omen reste une addition solide et intrigante à l’univers de The Omen. Le film parvient à élargir l’univers établi par le film original tout en offrant une nouvelle perspective sur les origines du mal. Avec une conclusion pouvant à la fois générer d’autres suites ou accompagner le reste la franchise, il sera au moins intéressant de voir ce que l’avenir nous réservera…

[Critique] The First Omen (2024)
3.5

Résumé

The First Omen est un volet honnête à une franchise disparue depuis des décennies.

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