[Critique] Trap House (2023)

Résumé : Un détective est victime d’un entrepôt rempli de pièges tordus conçus pour démembrer et mutiler les intrus non invités alors qu’il recherche le seigneur de la méthamphétamine responsable de la mort de son frère.

Critique :

Depuis la nuit des temps, Hollywood s’est efforcée de faire des copies de gros budgets à venir. Après le succès d’Halloween et de Friday the 13TH, une vague de slashers est apparue. Après le succès de Star Wars, une vague de films aux qualités douteuses nous a transportés dans l’espace. Cet automne, un nouveau volet de la saga Saw s’apprête à remettre la torture dans nos salles obscures, un sous-genre horrifique que la plateforme Tubi prend de vitesse avec son Trap House.

Grant Pierce, un détective, découvre le corps mutilé de son frère après une opération policière pour contrer un cartel de la drogue. Désavoué de la force policière, il devra utiliser un jeune étudiant et quelques criminels de bas niveau afin d’assouvir sa vengeance. Sauf qu’il n’avait pas prévu que l’antre des trafiquants serait constitué de pièges mortels.

Trap House est une tentative sérieuse de créer une nouvelle franchise par une plateforme de contenu au rabais. Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur de nos attentes. Les bases du divertissement sont assez solides, cependant l’exécution de Nicholas Humphries (ABCs of Death 2.5) la cible de peu. La première débute pourtant avec une scène d’introduction assez puissante alors que nous assistons à la mort du frère de Pierce et de la découverte du cadavre par ce dernier.

Après ce moment, Trap House prend trop de temps à s’exécuter, alors que nous sombrons dans un téléfilm minable. La première moitié de l’œuvre s’enfonce en nous présentant les différentes forces en jeu. Notre charmant détective prend toute la place alors qu’il se met à la recherche d’un moyen pour retrouver les coupables du massacre de son fraternel. Hélas, les compagnons qu’il trouvera en chemin seront bien plus intéressants que notre policier de service. Notamment grâce à de solides performances de Peter Bundic (Chilling Adventures of Sabrina) et de Michael Eklund (The Call), Trap House parvient à échapper à un scénario routinier et prévisible.

La dernière heure est dédiée à l’éventuel massacre. Humphries réussit à se rattraper et à nous offrir un petit carnage assez réussi. Bien que faible en frissons, Trap House se rattrape avec quelques effets bien gores coincés dans un lieu assez monotone. Entre les nombreux couloirs de l’entrepôt qui sert de décor principal au divertissement, nous attendons impatiemment la conclusion. Le long-métrage que Humphries propose est incapable d’arriver à la cheville de Saw, malgré toute sa bonne volonté. Quelques revirements de fin de parcours et l’arrivée d’un nouveau protagoniste, malgré lui, viennent mettre un peu de piquant. Hélas, il est trop tard pour créer un sentiment d’urgence ou pour nous faire frissonner.

Trap House est une tentative valable de créer une nouvelle progéniture aux Saw. L’œuvre ne parvient malheureusement pas à assurer dans son exécution.

[Critique] Trap House (2023)
2.5

En résumé

Trap House se perd dans les pièges de sa propre maison. À découvrir sans plus.

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