[Critique] V/H/S/85 (2023)

Résumé : Dévoilés à travers un documentaire conçu pour la télévision, cinq récits d’horreur en « found-footage » émergent pour emmener les téléspectateurs dans un voyage terrifiant dans les entrailles sombres des années 1980.

Critique :

V/H/S/85 est une compilation de courts-métrages disponibles présents sur AMC+ et Shudder au Canada. Voici mon opinion sur chacun de ces petits segments.

Total Copy – Par David Bruckner (Hellraiser)

Segment qui sert d’arc narratif à V/H/S/85, Total Copy est un mini-documentaire télévisuel sur la découverte d’un extraterrestre qui a la possibilité de se métamorphoser. C’est un segment destiné aux adeptes de tortures et de métamorphoses corporelles. Avec d’excellents effets spéciaux pour la créature qui sont néanmoins camouflés par la nature rétro de l’œuvre. Le tout s’étire un peu trop long-métrage, surtout si l’on considère que la conclusion n’est qu’une bonne blague aérobique.

No Wake et Ambrosia – Par Mike P. Nelson (Wrong Turn)

Court-métrage en deux parties, celui-ci nous raconte le massacre d’un groupe sur un lac mystérieux. Pour ensuite se focaliser sur la tueuse qui présente son massacre à sa famille, sans se douter que ses victimes préparent une vengeance. C’est définitivement le point fort de l’œuvre. À la fois un commentaire sur l’obsession de l’Amérique sur les armes à feu et un hommage grotesque au cinéma des années 80, ces deux parties arrivent au bon moment. D’abord pour introduire l’œuvre avec quelque chose de léger. Et ensuite pour nous offrir une version horrifique d’un raid de la police, alors que nous approchons de la conclusion du film.

God of Death – Par Gigi Saul Guerrero (Bingo Hell)

Le maillon faible de V/H/S/85, God of Death nous raconte un tremblement de terre, du point de vue d’un bulletin de nouvelles à la télévision. Par après, God of Death devient une mission de sauvetage, avant de devenir un film de possession semi-érotique, le tout en espagnol. L’idée aurait été intéressante dans un long format, mais en une dizaine de minutes, le tout est décousu. Surtout que le ton du court-métrage ne correspond pas au reste de V/H/S/85. C’est un peu le petit vilain canard du divertissement, pour le meilleur et pour le pire.

TKNOGD – Par Natasha Kermani (Lucky)

Un moment court, mais intense. On suit le spectacle technologique d’une artiste qui sombre au vinaigre lorsqu’elle invoque le Dieu de la technologie. C’est court. C’est palpitant. Il y a un message intéressant sur la technologie moderne et les IPhones / les dispositifs de réalité virtuelle.  Et la conclusion a de quoi nous faire grimacer. Le deuxième coup de cœur de V/H/S/85.

Dreamkill – Par Scott Derrickson (The Black Phone)

Piloté par un réalisateur expérimenté, Dreamkill est celui qui ressemble le plus à un film conventionnel. On y suit un détective qui reçoit des vidéos de meurtres qui ne se sont pas encore produits. Aucunement effrayant, ce segment sert plutôt à explorer les années 80 avec une ambiance digne des films policiers macabres. Le tout est intéressant, avec quelques revirements qui le sont autant, malgré leurs prévisibilités. Un bon retour à une normalité après les segments plus expérimentaux du divertissement. Notons que Freddy Rodriguez (Ugly Betty) interprète avec brio le détective principal chargé de l’enquête.

[Critique] V/H/S/85 (2023)
  • Total Copy
  • No Wake et Ambrosia
  • God of Death
  • THNOGD
  • Dreamkill
2.9

Résumé

V/H/S/85 est présentement disponible sur Shudder et AMC+ au Canada. À découvrir avec ouverture et modération.

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